Start-up et Création de Richesses dans nos écosystèmes globalisés et connectés du XXIe siècle

Paul Graham à l’origine d’YCombinator a tweeté le 3 février 2020

The #1 cause of startup death is making something no one wants. The #2 cause is spending too much. Those two account for so many deaths that I’m not even sure what #3 is. If you merely make something people want and don’t spend too much, you’re way ahead.

Paul a publié en 2004 dans une quasi indifférence en dehors de la Silicon Valley, le livre Hackers & Painters ayant pour sous-titre Big ideas from the computer age.

Dans son chapître 6 intitulé How to make wealth, il explique tout sur ce sujet entre les pages 87 et 108. C’est ÀMHA, la notion la plus mal maîtrisée jusqu’à aujourd’hui, y compris à l’intérieur de notre écosystème entrepreneurial.

Vous pouvez aussi retrouver sur paulgraham.com, précisément ici, la totalité en texte libre.

Pour le populaire géniteur de la célèbre fabrique à start-up la plus prolifique au monde, la création de richesses peut se résumer en 8 mots

You just have to do something people want.

Il y a souvent une grande confusion au sein de la French Tech, entre créer une activité et produire des richesses. Et pourtant, ces expressions sont loin d’être synonymes ! C’est même extrêmement dramatique de confondre les deux à moyen ou long terme pour l’ensemble de l’économie nationale.

Une fois que j’ai énoncé ce malentendu, vous avez le droit de penser que j’ai à la fois tout dit et rien dit. Vous auriez entièrement raison. La question-clé est comment savoir, si ce qu’une start-up est en train de construire, correspondra bien un jour à une demande ? J’ose rajouter, le plus tôt possible… de préférence.

Être en capacité de répondre à cette interrogation est donc vitale. Nous sommes envahis de nouvelles offres en construction chaque jour, sans qu’elles n’aient forcément été validées par le marché. Ce ne sera pas une étude marketing ou un focus group qui aura su apporter au créateur la réponse adéquate en amont. Alors que doit-il faire ?

Un tweet de David Perell publié le 20 janvier lui apporte sur un plateau la bonne méthodologie :

~ New Article ~ I wrote about the rise of Audience-First Products. In it, I summarize the three-step process companies are using to build them. 1) Build an audience 2) Build a product 3) Scale with software and contractors https://www.perell.com/blog/audience-first-products

Je vous recommande la lecture attentive de son blog post dont une des phrases résume parfaitement le changement de paradigme mis en pratique par trop peu de startupers

Before the Internet, companies built products before audiences. Now, they build audiences before products.

Créer une audience est un préalable. Ces fondateurs seront ensuite prêts à commercialiser de manière optimum leur offre. Le plus grand risque après sera de ne pas se trouver à l’abri de devoir faire face à une croissance exponentielle. Inutile de courir dès le départ à la chasse aux clients en voulant brûler les étapes. Sinon vous finirez comme le lièvre dans la fable de Jean de La Fontaine…

Il partit comme un trait ; mais les élans qu’il fit
Furent vains : la Tortue arriva la première.
Eh bien ! lui cria-t-elle, avais-je pas raison ?
De quoi vous sert votre vitesse ?
Moi, l’emporter ! et que serait-ce
Si vous portiez une maison ?

Et si la maison de l’entrepreneur-tortue était sa communauté in progress ?

Enfin, approfondissons l’expression croissance exponentielle, si vous le voulez bien. Je retiens le texte encapsulé dans un retweet de Lépine Kong daté à l’origine du 12 juin 2019 et illustré par deux courbes très parlantes nommées Linear vs. Exponential

Ce que signifie une croissance exponentielle: au départ c’est du surplace parce que vous êtes en train de préparer soigneusement la croissance, alors ça me fait rire quand on parle de #startup devant être une fusée: évidemment quand ça décolle c’est tautologique 😉 #Frenchtech

Sa piqûre de rappel datée du 14 janvier était en réponse à un tweet d’Arkea 4 jours auparavant. Il pointait vers le lien d’une interview du 9 janvier 2020 publiée par DECODE FinTech. Elle a été donnée par Ronan Le Moal à Richard Menneveux. Le directeur général de la banque la plus Fintech friendly de France, faisait référence au passage d’une fonction linéaire ax + b à celle exponentielle e2.x afin d’essayer de quantifier ses nouveaux modèles de croissance. Ils sont raccordés stratégiquement d’une manière (Max) ou d’une autre (Mangopay) au sein du groupe.

Arkea en a déjà fait la démonstration avec sa banque en ligne Fortuneo.

Vous pouvez (ré)écouter l’extrait à partir de 19:34 sur une durée totale d’entretien de 47:38.

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2 réflexions au sujet de « Start-up et Création de Richesses dans nos écosystèmes globalisés et connectés du XXIe siècle »

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