Les campagnes qui chassent sur les terres de l’OEM

Au 4 octobre 2016, la plateforme de Crowdfunding Kickstarter totalise à elle seule une communauté de 11 698 144 contributeurs dont 3 691 671 ont participé au financement d’au moins deux campagnes.

Pour exploiter ces millions de consommateurs potentiels, des entrepreneurs rêvant d’enrichissement accéléré, transforment leurs campagnes de Crowdfunding sur les plateformes Kickstarter & Co en boutiques éphémères pour revendre très chers des gadgets achetés à prix bas auprès de fournisseurs chinois. Il suffit pour eux d’y apposer une marque créée pour l’occasion. Ce sera leur seul acte créatif !

Cette pratique est à minima une violation de l’esprit du Crowdfunding. Les objets proposés sur ses plateformes doivent être les productions originales de leurs créateurs et ne pas être les produits finis issus des catalogues d’usines chinoises spécialisées dans l’OEM

Il n’est pas toujours facile de distinguer une future œuvre originale d’un gadget dès maintenant disponible sur les étals de Shenzhen.

Je vous propose 3 indices pour faire le tri :

Indice #1 : Dans l’équipe des créateurs, il n’y a aucun ingénieur ou technicien présenté nominativement.

Indice #2 : La date de livraison des contreparties est inférieure à 3 mois après la fin de la campagne de Crowdfunding, ce qui laisse supposer qu’elles ont déjà été fabriquées.

Indice #3 : Mais surtout vous trouvez des objets identiques sur la plateforme en ligne de mises en relation avec des fournisseurs chinois Alibaba. C’est particulièrement le cas ces derniers temps des pseudo campagnes de Crowdfunding pour des paires d’oreillettes sans fils pourvues ou non de pouvoirs magiques…


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