Fabien Raynaud, Business Angel sur les plate-formes de financement participatif mais aussi Entrepreneur malgré lui !

Fabien Raynaud est un lecteur fidèle de ce blog. Ingénieur de formation, il est chef de projet chez le premier éditeur de logiciels professionnels français.

Je veux vous parler aujourd’hui d’une autre flèche à son arc.

Il est passionné par la vie des start-up.

Fabien est devenu au fil de ces dernières années, un Business Angel aussi militant qu’ambassadeur pédagogue, accompagnant le développement des plate-formes d’Equity Crowdfunding, particulièrement Wiseed.

Elles constituent une source de financement alternative pour des jeunes pousses toujours assoiffées de nouvelles liquidités.

Fabien, esprit scientifique par excellence, est hyper sélectif à l’image d’un véritable gourmet. Il choisit avec soin, les entrepreneurs auxquels il confiera une partie de sa précieuse épargne ainsi diversifiée, en lui donnant en prime du sens.

Si une majorité de détenteurs du Livret A se comportaient de la sorte, on n’aurait plus besoin d’imaginer comment dériver sous anesthésie collective, une infinitésimale partie de l’assurance-vie dans ce type de placement.

Accessible à partir d’une centaine d’euros, multipliée potentiellement par des milliers d’investisseurs individuels, une campagne d’Equity Crowdfunding peut finir par constituer une grande rivière

Le retour sur investissement, pour le moins incertain, sera encore plus ici, un exercice de longue haleine. Il faudra souvent attendre une dizaines d’années pour récolter tous les fruits mérités de votre prise de risque. Fabien en a bien conscience…

Régulièrement, il intervient sur ce site sous forme de commentaires afin d’y exprimer et de partager sa propre analyse. J’en ai choisi un florilège de dix extraits pour que vous commenciez à faire mieux connaissance avec lui. Vous aurez ainsi un avant-goût de la pertinence d’une pensée très structurée.

28 janvier 2017 : Je partage tout à fait l’importance de diversifier ses investissements, mais tout en restant sélectif dans ses choix. Le but n’étant pas de diversifier juste pour diversifier.

21 mars 2017 :  Je ne connaissais pas cette citation de Trump, qui est on ne peut plus vrai: “Sometimes your best investments are the ones you don’t make.”

27 mars 2017 : La seule chose certaine c’est qu’il y a et il y aura de l’incertitude tout au long du développement de cette jeune entreprise.

01 avril 2017 : La vision des fondateurs m’a paru claire et l’équipe aussi bien que la technologie prêtent à scaler les prochains mois et années.

14 mai 2017 : Certes, l’argent compte, mais pas uniquement.
C’est surtout le fait de donner un sens à l’argent qu’on place, en choisissant le projet dans lequel on veut investir… et s’investir.

29 mai 2017 : Il est vrai que si un grand groupe tel qu’un GAFA se penche sur la même question, à moins d’absorber la startup si elle a déjà une longueur d’avance, la survie de la jeune entreprise est plus que compromise face à un tel mastodonte.

2 juillet 2017 : Le fait que sa machine soit toujours en beta après autant de temps et d’argent reçu n’est clairement pas bon signe. 

21 mai 2018 : Il est important de passer en revue toutes les différentes facettes du projet (offre, équipe, marché, business model, concurrence, KPIs, financier, etc.) pour avoir un avis le plus complet possible avant de prendre sa décision d’investissement.

3 juin 2018 : La toute première cause d’échec des startups est effectivement l’absence de marché. Autrement dit, livrer une solution à un problème qui n’existe pas ou qui n’intéresse personne. D’où effectivement, la désirabilité à évaluer en premier lieu.

26 juin 2018 : Sans nécessairement attendre la naissance d’une licorne, un beau succès d’une boite financée par la foule pourrait populariser le mouvement du financement participatif. Un peu à la manière de la sortie de la chanson “Toi plus moi” de Grégoire qui avait popularisé ce tout premier aspect du financement participatif.

Lorsque Fabien m’informa par un émail le 17 juin 2019, de son projet avancé d’écriture d’un livre, je n’étais pas tant que cela surpris.

Il m’a proposé d’en écrire la préface. Je me suis souvenu qu’en 2016, j’avais fait la même demande à Ronan le Moal, qui par retour, avait accepté…

Il m’apparaissait impossible de refuser. Je me prêtais bien volontiers à l’exercice.

Le 9 juillet, j’envoyais ma proposition de texte d’environ 500 mots que Fabien acceptait.

Une roue vertueuse de la connaissance solidaire et partagée continuait ainsi de tourner !

L’auteur annonça le jour de la sortie de sa publication, le 25 septembre, son titre et sa disponibilité immédiate sur Amazon via un tweet

Startup : J’y vais, J’y vais pas

suivi de deux sous-titres

Le guide du parfait Business Angel

13 critères d’aide à la décision pour investir en startup

Sans surprise, son ouvrage offre une démarche rationnelle à toutes celles et tous ceux qui voudraient donner du sens à une partie de leur épargne.

Mais pas que, comme le souligne Eleplant, dans l’extrait de sa critique publiée sur Amazon le 2 octobre

A recommander également pour les entrepreneurs qui cherchent à savoir sur quels critères les investisseurs choisissent une startup.

J’ai sélectionné, ce que je considère être, 10 leçons de son ouvrage à destination officiellement de tous les potentiels Business Angels. J’ai eu du mal à choisir, tant ses formules sont nombreuses, et l’ouvrage particulièrement riche en savoirs pratiques concentrés !

Leçon #1 : Le meilleur argent reste celui des clients, et non celui des investisseurs.

Leçon #2 : C’est en quelque sorte devenir un entrepreneur par procuration.

Leçon #3 : La toute première règle d’un investisseur est de n’investir que dans quelque chose qu’il comprend.

Leçon #4 : L’objectif est de se forger une idée forte de la solution proposée, et de vérifier qu’elle répond parfaitement à la problématique exposée juste auparavant.

Leçon #5 : Si le premier argument d’un entrepreneur est de dire qu’il n’a pas de concurrence pour justifier la future réussite de son projet, méfiez vous !

Leçon #6 : L’objectif de la startup n’est pas de battre ces boîtes sur leur secteur, mais de se différentier en attaquant une part de marché délaissée par les autres, ou bien avec un Business Model complétement différent.

Leçon #7 : Plein de monde peut avoir des idées, mais très peu passent à l’action pour les concrétiser, et encore moins parviennent à en faire un succès économique.

Leçon #8 : L’objectif, dans cette phase, est de déterminer avec quelle facilité ou quelle complexité un nouvel entrant peut arriver sur le secteur en copiant purement et simplement ce que fait cette entreprise.

Leçon #9 : La scalabilité d’une entreprise définit sa capacité à prospérer davantage au fur et à mesure de sa croissance.

Leçon #10 : La startup doit être en mesure de transformer ses tous premiers clients en véritables ambassadeurs de sa proposition de valeur.

Fabien, je dois vous avouer qu’après avoir lu votre texte en totalité, il y a une question qui me brûle les lèvres :

Startup, vous y allez ou vous n’y allez pas ?

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Fabien Raynaud, Business Angel sur les plate-formes de financement participatif mais aussi Entrepreneur malgré lui !

2 réflexions au sujet de « Fabien Raynaud, Business Angel sur les plate-formes de financement participatif mais aussi Entrepreneur malgré lui ! »

  1. Merci Michel pour cette analyse oh combien fidèle à vous-même !
    Vous avez parfaitement bien résumé ma volonté de partager mes critères dans le but de former des investisseurs aguerris mais également de susciter des vocations pour ceux qui hésitent encore à franchir le pas.

    Alors, Startup, est-ce que j’y vais ou pas ?
    Aujourd’hui, mes investissements (en argent et en temps) me permettent de vivre une expérience d’entrepreneur par procuration.
    On ne devient pas entrepreneur juste pour le plaisir d’être entrepreneur (ou parce que c’est à la mode). On le devient pour résoudre un problème qui nous tient à cœur. Je n’ai (pour l’instant) pas de ce genre de problématique en tête. Mais sait-on jamais…

    Encore merci Michel d’avoir ainsi contribué à mon livre avec cette préface.

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