Les 3 fautes de créateurs de campagnes financées

Plus t’as de pognon, moins t’as de principes. L’oseille c’est la gangrène de l’âme.  (Michel Audiard – Des pissenlits par la racine – 1964)

Ethan Mollick, professeur à la Wharton School, dont j’ai eu l’occasion de citer les travaux sur le Crowdfunding, nous informe que plus de 75% des campagnes financées sur Kickstarter ne livrent pas en temps et en heure les récompenses promises.

Ci-dessous 3 fautes, de la moins à la plus fatale, de créateurs qui n’ont pas livré à la date promise leurs contreparties.

Faute #1 : Célébrer prématurément le succès du financement de leur campagne

Les créateurs ont gagné de l’argent puisqu’ils ont atteint ou dépassé leur Objectif Financier Minimum. Ils annoncent leur succès triomphal à la terre entière. L’argent collecté du Crowdfunding n’est pourtant, ni un don des dieux, ni de l’argent reçu d’investisseurs attendant un retour sur investissement seulement à moyen ou long terme. C’est une dette à court terme envers chacun des donateurs et ces créateurs ne devraient jamais oublier qu’ils doivent rembourser ce qu’ils ont emprunté, sous la forme des contreparties promises. Le succès des créateurs n’est pas forcément immédiatement celui des contributeurs.

Faute #2 : Jouer à l’oncle Picsou

Ces créateurs ne proposent pas le remboursement aux contributeurs en cas de retard ou promettent de rembourser à ceux qui le réclament, sans le faire, même après plusieurs relances…

Faute #3 : Disparaître avec l’argent collecté !

Jyrobyke devait être un vélo qui équilibre l’enfant grâce à son effet gyroscopique. Le projet sur Kickstarter a réuni le soutien de 872 contributeurs, qui ont engagé 185 818 dollars, en 30 jours entre le 3 juin et le 3 juillet 2014. L’Objectif Financier Minimum était de 100 000 dollars. La société a été liquidée un an plus tard, avant que les contributeurs reçoivent leurs contreparties.

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Les 3 fautes de créateurs de campagnes financées

Une réflexion au sujet de « Les 3 fautes de créateurs de campagnes financées »

  1. Je suis pas juriste, mais si la société est liquidée, alors cette phrase, ne les engagera pas plus que ca , non ?
    Pour celles qui survivent, les projets de R&D sont toujours difficilement chiffrables en terme de délai. D’un coté, les futurs clients veulent un produit le plus rapidement possible, de l’autre le créateur ne sait pas trop (bien souvent) dans quoi il se lance (recherche, contact de fournisseur, réunir une équipe…) .
    Du coup, je suis pas sur que cette phrase arrive un jour dans les sites de crowdfunding.

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