La French Tech et La Mine d’Or de Dick Digger

La Mine D’Or De Dick Digger est le premier album de Lucky Luke, publié la première fois en 1947. Il raconte les aventures de Dick Digger, un chercheur d’or ayant découvert un filon. Il a dans un sac de toile, quelques pépites et enroulé à l’intérieur d’une fiole de rhum en terre pour le cacher, le plan de sa mine d’or que des bandits veulent lui dérober.

L’histoire de cette BD de Morris se déroule sans surprise, vous l’aurez deviné, au milieu de la ruée vers l’or du Far West.

Dans l’univers du cow-boy solitaire, tout est simple de précision jusqu’à la caricature. Nous avons dès la première planche, un vieux chercheur d’or toujours ami de la bouteille qui célèbre bruyamment sa nouvelle fortune au saloon, en offrant une tournée générale, payée par avance avec des petites pépites sorties victorieusement de son sac. Aucun risque pour le lecteur de confondre le chercheur d’or et une pépite, à moins peut-être d’abuser du whiskey Caligène servi dans l’établissement, si l’on en croit une affiche 😉.

Je suis désolé pour la réputation de la French Tech, mais elle ne devrait plus désigner toutes les start-up sous le nom de pépites. Je trouve personnellement que ça fait même un peu Novlangue.

Quand vous tapez pépites + French Tech dans Google, vous obtenez 47 000 occurrences ! Rien de comparable au pays de la conquête de l’Ouest, quand vous tapez l’équivalent soit golden nuggets + startups…

Cette spécificité franco-française n’est pas sans danger pour les investisseurs potentiels. Nous ne devons jamais perdre de vue que les start-up ne sont pas des pépites, car tout ce qui brille n’est pas or

Fabrice Grinda, entrepreneur et business angel, a déclaré dans une interview à BFMTV, le 15 mars 2017, qu’il y a entre 90 et 95% des start-up dont il reçoit le business plan, qui feront faillites dans les 5 ans. Pour limiter ses pertes, en tant qu’investisseur, son job consiste surtout à identifier, celles qui ne survivront pas… Il a un taux de réussite qui avoisine les 50% alors on ne peut que tendre l’oreille quand il s’exprime.

L’écosytème de la French Tech devrait commencer par utiliser le terme de chercheur d’or à la place de pépite, pour désigner toute start-up, surtout quand elle est encore à la recherche de sa mine d’or.

Le but de notre travail de due diligence, c’est d’investir dans les rares chercheurs d’or qui ont bien entre les mains, la carte d’une vraie mine d’or. Nous devons d’abord écarter de nos choix d’investissement les 95% de chercheurs d’or qui n’ont aucune chance de découvrir un jour, une mine d’or.


Bullshit detector
La French Tech et La Mine d’Or de Dick Digger

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