La fourmi chinoise, le moustique breton et des trolls-retraités totalement à l’ouest…

Si vous avez l’impression que vous êtes trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique… et vous verrez lequel des deux empêche l’autre de dormir ! (Formule du Dalaï-lama reprise à son compte par Ronan Le Moal – CEO Groupe Arkéa cité dans cet article de Ouest-France du 9 juin 2017)

Après avoir lu jusqu’à la dernière ligne, le nouveau livre de Chris Skinner, j’ai résumé mon impression le même jour à travers ce tweet le 7 mai :

Je viens de terminer le livre de (@Chris_Skinner), Digital Human. Un délice pour les neurones ! Les gourmands pourront commencer par la fin avec le case study passionnant sur (@AntFinancial). Les gourmets débuteront à la 1ère page…

Je dois vous dire que j’attendais avec impatience la sortie de l’ouvrage de Chris car il est le premier auteur occidental à analyser en profondeur Ant Financial, la start-up financière, sorte de spin-off assez complexe, d’Alibaba.

Le seul livre que j’avais trouvé avant celui de Chris sur la fourmi chinoise n’avait jamais été traduit du chinois vers l’anglais à mon plus grand regret, bien que disponible sur la version américaine d’Amazon.

Human Digital contient des dizaines d’insights, tant le texte de Chris est dense, riche et complet. Devant un tel foisonnement, j’en ai personnellement sélectionné 10, après une deuxième lecture plus rapide que la première, grâce à la fonction Note du Kindle :
Insight #1 : The enormous impact of the digital revolution, creating the fourth age of humanity, is that we are all connected one-to-one in real time for the very first time.
Insight #2 : The fourth age of humanity is a digital networked value structure that is real time, global, connected, digital and near free.
Insight #3 : Some banks truly understand the compelling power of the social network, and that power is that it is customer created.
Insight #4 : Open banking is based on apps, APIs and analytics, and offers access for everyone in an open marketplace. This is all about moving us from vertically integrated control structures to a marketplace of plug-and-play processes that are delivered through platforms.
Insight #5 : Banks therefore are moving from proprietary structures that they control to open platforms where everyone can play in their marketplace.
Insight #6 : Equally, it means that they will most likely become a curator and aggregator of other apps, APIs and analytics in order to give their customers the best user experience. This is what Open Banking is all about.
 
Insight #7 : This means that banking will move from a pull industry—where I have to go and find my information and manage it—to a push industry— where my bank tells my device what to do.
Insight #8 : What we are seeing, therefore, is banks curating their marketplaces and choosing the cream of the FinTech crop to offer their customers a better user experience and service.
Insight #9 : The banks that can pivot from being monolith, vertically integrated, physically focused structures to microservice, open market, digitally focused structure within the next ten years are the ones that will survive and thrive.

Insight #10 : The thing is that in this process, the bank has to have leadership that understands this structural shift from vertically integrated proprietary structures to open-sourced collaborative structures.

 

En refermant figurativement ce livre, j’ai immédiatement pensé que si il y a une banque en France qui coche positivement ces 10 insights, c’est bien Arkéa.

Sa demande d’indépendance légitime lui est aujourd’hui toujours niée par le Groupe Crédit Mutuel malgré un vote aussi positif que massif de ses administrateurs à hauteur de 94,5%. Une pétition en ligne a recueilli plus de 40 000 signatures réunissant salariés du groupe, sociétaires, élus, entrepreneurs ou simples citoyens.

ÀMHA, le Groupe Crédit Mutuel ressemble quant à lui à cette description toujours issue de l’ouvrage de Chris :

After all, a bank that has zero technology vision, zero understanding of microservice architecture, zero appetits for open sourcing and zero knowledge of platforms and marketplaces has zero future.

J’illustre mon ressenti par son utilisation d’IBM Watson depuis 2016 qui ressemble à un simple ravalement de façade de son front office en réaction au leadership informatique indiscutable d’Arkéa. Et dire qu’il a fallu l’intervention du Tribunal de grande instance pour aider ses dirigeants à l’imposer en interne…

Décidément les deux banques n’ont visiblement pas le même ADN…

Pour essayer de contrer la communauté d’Arkéa très active sur Twitter, des responsables du Groupe Crédit Mutuel en sont rendus à cautionner par leurs retweets, une poignée de trolls, plus ou moins anonymes, qui refusent dans la seule invective dénonciatrice, cette scission pourtant inéluctable. Ils sont nostalgiques d’un passé qui sera balayé de toute manière par cette révolution digitale annoncée par Chris. Ils me font vraiment penser à Statler et Waldorf, les deux petits vieux acariâtres du Muppet Show.

Je partage avec vous en guise de conclusion, ce tweet daté du 12 mai de Ronan Le Flécher, qui a reçu le prix 2018 de l’influencer/Community Manager décerné par West Web Valley :

J-5❤💪🏻Contre vents et marées, ils seront là 🌊 Les #Arkea à Paris le jeudi 17 mai 📢 Pour gagner leur indépendance 💪🏻 #ArkeaIndependant

Le rouge leur va si bien ❤️❤️❤️

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La fourmi chinoise, le moustique breton et des trolls-retraités totalement à l’ouest…

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