La délégation de start-up de la French Tech au CES 2018 : nouveau Waterloo ! épilogue 2018

« …Puis on revint au coq, mais Napoléon n’en voulait pas. « Le coq n’a point de force, il ne peut être l’image d’un empire comme la France. Il faut choisir entre l’aigle, l’éléphant et le lion. » Pour finir, le choix se porta sur l’aigle, … » (suite de l’extrait cité en début de l’épisode 1 tiré du livre Napoléon de Vincent CroninAlbin Michel -1979)

J’ai constaté une mini fissure dans l’édifice de la bien-pensance qui prévalait au moins jusqu’à fin 2017 : la nécessité de se focaliser sur une présence quantitative de la French Tech au CES. Ce début de changement de paradigme pourrait annoncer une remise en cause sévère de pratiques reconduites d’une année sur l’autre depuis 5 ans.

Il y a d’abord eu ce tweet du 9 janvier de Sylvain Maillard, député LaREM ayant eu un très fort écho, puisque retweeté 167 fois à ce jour :

Parce que je suis aussi entrepreneur dans les technos, je crains que la présence, pour une grande part subventionnée, de (trop?) nombreuses start-up au fasse oublier que le but d’une entreprise reste vendre plus chère ce qu’on produit…Pas d’obtenir des prix de beauté !

Il était accompagné d’une statistique, par ailleurs anonymisée, qui a beaucoup circulé sur Twitter, illustrant de manière non exhaustive, le nombre de start-up présentes au CES par pays dont :

États-Unis : 289

France : 275

Royaume-Uni : 33

Allemagne : 17

Beaucoup ont voulu y voir un peu trop rapidement, la supériorité présumée de la France mais de quelle forme de supériorité s’agirait-il ?

Qui pourrait penser que le Royaume-Uni serait 9 fois moins développée économiquement ou technologiquement que la France ?

Il y a eu ensuite l’article de Usbek & Rica, paru le même jour, intitulé : Au CES, la French Tech a-t-elle un sens ?

Enfin j’ai noté cette première phrase sous la partie nommée French Tech de l’article d’Olivier Ezratty : Premiers retours du CES 2018, publié le 13 janvier :

Jusqu’où ira la French Tech au CES ? On a l’impression d’être dans une bulle voisine de celle du Bitcoin.

Score définitif et accablant du CES 2018 French Tech par Business France : Austerlitz 5 – Waterloo 20

Quant à moi, entre le 17 décembre 2017 et le 10 janvier 2018, sans interruption, je vous ai proposé quotidiennement ma speed-analysis de chacune des 25 start-up sélectionnées par Business France dans le cadre de la French Tech. Malheureusement, je n’ai retenu en conclusion que 5 d’entre elles, qui auraient pu nous éviter ce nouveau Waterloo :

Speed-Analysis 3 : Blade Shadow

Speed-Analysis 11: Shapeheart

Speed-Analysis 13 : Joy

Speed-Analysis 15 : Love Box

Speed-Analysis 24 : Unistellar

Il faudrait que Business France commence par changer son mode de sélection des start-up qui peuvent utilement exposer au CES si on veut collectivement aussi, faire de la France, une start-up nation.

Elle a choisi 25 start-up mais seules 5 méritaient à mon humble avis, d’être présentes au CES afin de participer de manière concrète au redressement tant attendu de notre balance commerciale grâce à leurs nouvelles ventes à l’export.

Quand notre pays accuse un déficit record de 62 milliards d’euros pour l’année 2017, il y a bien urgence à remettre en cause les dogmes les mieux établis…


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