La délégation de start-up de la French Tech au CES 2018 : future Waterloo ou Austerlitz ? épisode 6

Caveasy est une société par actions simplifiée créée le 30 juillet 2015 à Paris au capital de seulement 1 000 euros. Les 2 cofondateurs sont Philippe Pujau, le président et Éric Boisselier, le DG.

La start-up a collecté entre le 17 octobre et le 17 novembre 2017, 41 628 euros auprès de 77 donateurs sur la plateforme de Crowdfunding Indiegogo, avec une date prévisionnelle de livraison établie à juin 2018.

Caveasy One est constituée d’étagères en plastique qui s’emboitent les unes dans les autres avec une capacité individuelle de 5 bouteilles. Chaque emplacement est connecté et via une application mobile, assure une gestion individualisée et automatique de vos précieuses amphores. Le prix proposé vous permettant de gérer 10 flacons est de 159 euros, ce qui fait quand même presque 16 euros d’investissement par bouteille…

Un objet connecté ça va, 3 objets connectés, bonjour les dégâts !

Leur campagne de Crowdfunding n’est pas véritablement un succès et elle n’a suscité aucun commentaire de la part des contributeurs, ce qui devrait être extrêmement préoccupant pour ses créateurs. Peut-être sommes-nous arrivés à la limite du désirable pour un nouvel objet connecté, même ou surtout logé dans votre cave.

En prenant connaissance de cette campagne, je n’ai pu m’empêcher de penser à un article très intéressant du site web Maddyness titré : #IOT BIENVENUE DANS LE ROYAUME DE L’INUTILE ET DE LA POUDRE AUX YEUX.

Cette campagne de Crowdfunding aurait dû suffire à tirer les conclusions qui s’imposent : Il n’y a pas de marché ni en France, ni aux États-Unis, ni ailleurs pour ces étagères connectées au flux continu de nouvelles données bien encombrantes à gérer, même pour un retraité.

Cela n’empêchera pas Caveasy de s’envoler avec la délégation French Tech sélectionnée par Business France pour participer en tant que figurant supplémentaire au CES.

Je ne les aurais personnellement, vous l’aurez déjà compris cher ami lecteur fidèle, pas sélectionnés mais le seul indicateur qui compte à la lecture des tweets de Business France, BPIFrance & Co, comme celui de Patrice Bégay, c’est le nombre total de start-up françaises présentes à Las Vegas, qui chaque année doit être supérieure à celui de l’année précédente…

Le plus grand salon hightech du monde @CES accueillera en 2018 encore plus de #startups françaises que l’année dernière ! #CES2018 La France n’a pas fini de surprendre #FrenchTech

Ma conclusion : une nouvelle erreur de casting et un score qui s’établit donc dorénavant à Austerlitz 1 – Waterloo 5.

Ma prochaine speed-analysis sera consacrée à la 7ème start-up de la liste établie par Business France : Energy Square. Rendez-vous demain soir !

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La délégation de start-up de la French Tech au CES 2018 : future Waterloo ou Austerlitz ? épisode 6

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