La délégation de start-up de la French Tech au CES 2018 : future Waterloo ou Austerlitz ? épisode 24/25

Unistellar, est une société par actions simplifiée, au capital de 20 000 euros, cofondée à Meyreuil dans les Bouches-du-Rhône par Arnaud Malvache, diplômé de Polytechnique, son président/CTO et par Laurent Marfisi, ingénieur ENSAM, son CEO. Le duo de cofondateurs est complété d’Antonin Borot, également diplômé de Polytechnique, en tant que Chief of Optical Engineering et de Franck Marchis, astronome du SETI Institute en Californie, en qualité de Chief Scientific Officer.

Cette dream team a mis au point un télescope-prototype à des fins de démonstrations convaincantes, le e-Vescope, en ciblant les astronomes plus ou moins amateurs. Il leur offre une vision amplifiée, une localisation automatique des objets célestes à observer en spécifiant leur nom et enfin l’expérience inédite de faire partie d’une communauté d’amateurs, qui pourront participer à des campagnes d’observation organisées par les scientifiques du SETI Institute.

Afin de financer l’industrialisation de leur invention, Unistellar a mené une campagne de Crowdfunding sur Kickstarter, entre le 25 octobre et le 24 novembre 2017 avec un très grand succès. 2 144 contributeurs ont apporté 2 209 270 dollars et 1 646 télescopes ont ainsi été précommandés avec la promesse d’une date de livraison en novembre 2018. Le prix sur Kickstarter était de 1 499 dollars hors early birds et éditions limitées.

L’instrument optique connecté devrait être ensuite accessible commercialement au prix d’environ 2 000 euros. Unistellar suscite beaucoup d’intérêts sur Facebook, dont la page compte 16 786 followers au 9 janvier 2018, comme l’illustre ce commentaire de Gary Kelnhofer :

Will Unistellar remain a private company or will it go public soon? Is there any way to invest now?

Effectivement ce serait un excellent investissement, si après Kickstarter, Unistellar faisait une campagne d’Equity Crowdfunding sur Wiseed par exemple…

je conclus sans hésiter, qu’il ne s’agit pas d’une erreur de casting, même si la date de livraison pourrait glisser sur 2019, vu la complexité du projet et le nombre de télescopes précommandés. Le score s’établit à Austerlitz 5 – Waterloo 19.

À mon humble avis, le seul risque est que Unistellar, noyée dans l’anonymat égalitariste de la sélection gonflée à l’hélium et pour le moins médiocre de Business France, finisse par se laisser convaincre au CES 2018, de faire de son bureau de San Francisco, son nouveau siège social ou pourquoi pas, de rejoindre directement un GAFA. Ce ne serait pas sans rappeler le rachat d’Oculus par Facebook après aussi une campagne réussie sur Kickstarter. À suivre…

Je vous donne rendez-vous mercredi 10 janvier dans la soirée, pour la speed-analysis de Vandelay, ce sera le dernier épisode ou 25/25…

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