C comme communauté

Le monde est devenu un paradis pour le consommateur et un enfer pour tous les producteurs. Nous sommes entrés dans l’ère de la surabondance où le trop de tout est devenu la nouvelle norme. Combien de marques de cola dans votre hypermarché préféré ? Combien de sortes de tablettes de chocolat ou de silicium ?

Il ne suffit plus d’innover pour être acheté, il ne suffit plus de communiquer pour être consommé. Véritable changement de paradigme, difficilement assimilable pour tous ceux qui sont nés (dont je fais partie) avant les années 80.

Pendant les 30 glorieuses, il suffisait d’avoir les moyens financiers pour communiquer massivement afin que votre produit se vende en masse. C’était l’époque de la publicité star avec son héros Jacques Séguéla qui ne voulait pas avouer à sa mère qu’il travaillait dans la publicité.

Ce n’est plus parce que votre produit chéri dont vous êtes fièrement le maker a trouvé son chemin sur les étagères de votre Leclerc, Carrefour, Super U ou Auchan, qu’il va obligatoirement s’écouler grâce à l’appétit supposé insatiable de la fameuse ménagère de moins de 50 ans.

Nous sommes tous des producteurs, nous annonce en impression 3D la nouvelle religion des makers, née dans la Californie post hippies. Conséquence, nos créations sont toutes devenues aussi inidentifiables et nombreuses que des grains de sable sur une plage chaude de Santa Monica.

Combien de nouveaux makers découvrent leur cauchemar en rayons car la communication de masse est devenue impuissante à nous vendre de nouveaux produits ? Chaque création doit inventer sa communauté d’utilisateurs sous peine de disparaître avant d’avoir existé.

La communauté a remplacé la communication.


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